Tony Matelli

Né en 1971 à Chicago (Etats-Unis).
Vit et travaille à Brooklyn.
http://www.tonymatelli.com

Illust:

Tony Matelli, Fuck, 8.4 ko, 255x160

Tony Matelli, Fuck it, free yourself !, 2007

Acier, porcelaine émaillée, mèche, lampe à huile
Dimension variable
Courtesy Galerie Leo Koenig Inc., New-York


"Dans ses sculptures Tony Matelli, détracteur du rêve américain, présente des états de solitude, d’ennui, de désolation, d’ambivalence, mais aussi quelques fois d’espoir.
L’illusion - au propre comme au figuré - est au cœur de ses œuvres : sculptures en bronze ou métal peint qui semblent être en carton, personnages en silicone et fibre de verre hyper réalistes, etc.

La présentation de Matelli à la cave Froebel se construit comme un scénario dont la tension augmente au fur et à mesure que le spectateur avance dans les différentes pièces. La présence humaine, centrale, est pourtant fantomatique.

Le visiteur découvre d’abord l’image pathétique et désolée d’une soirée désertée : au mur, deux caisses de bières éventrées. Au sol, des tours de cartes, de pizzas et de cannettes vides, plus vraies que natures, mais qui sont des répliques en bronze.

Dans les deux salles suivantes, la désolation s’installe en même temps que l’histoire se construit. Au mur, des miroirs sales, abandonnés, sur lesquels le temps a accumulé des couches de poussières dans lesquelles ont été tracées diverses inscriptions. Au sol, quelques pièces dans un sceau rempli d’eau et un billet qui brûle encore : l’homme vient de déserter les lieux.

Enfin, dans la dernière salle, la présence humaine devient tangible : on tombe nez à nez avec une jeune femme. Son corps, très présent plastiquement, semble pourtant inhabité. Celle-ci, somnambule, semble en effet flotter entre deux états et osciller entre inquiétante étrangeté et super normalité."

SK

publié le 28 juillet 2011